Coup de pouce aux décrocheurs (Presse Océan)

Publié le 18/05/2015

François Chérèque est à Nantes toute la journée.

Le président de l’Agence du Service Civique accompagne la montée en puissance du dispositif créé il y a 5 ans.

Au 1er juin, le Service Civique va devenir universel. Qu’est ce que ça va changer ?
François Chérèque : « Nos moyens augmentent. Tous ceux qui souhaitent effectuer un service pourront le faire. Jusqu’à présent, on refusait des demandes. L’année dernière, il y a eu 35 000 jeunes en Service Civique en France. On en attend 70 000 cette année et 150 000 l’an prochain.
En Pays de la Loire, on veut passer de 1 000 à 2 000 ».

Le public des décrocheurs scolaires est-il particulièrement ciblé ?
« Le Service Civique est ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, quel que soit leur niveau de qualification. Certains n’ont aucune qualification.
Le Service Civique leur donne un coup de pouce, les remet dans le chemin de l’apprentissage ».


Aujourd’hui, où peut-on effectuer un Service Civique ?
« Partout, sauf dans le monde de l’entreprise. À 84 %, les contrats sont signés par des associations. Nous demandons aux structures publiques
de fournir un effort particulier. Par secteur, on a beaucoup de contrats dans
l’action sociale, le développement durable, le sport ou la culture. On aimerait qu’il y en ait plus dans la santé et dans les écoles ».

Comment s’assurer que ces contrats ne sont pas signés au détriment de CDD ou de CDI ?
« C’est notre vigilance principale. Le Service Civique ne doit pas être une substitution à l’emploi. Les missions sont bien définies et, ensuite, on opère des contrôles. Jusqu’à présent, on contrôle 20 % des structures ».

Propos recueillis par J.J pour le journal Presse Océan