Titouan, 23 ans et volontaire au sein de l'association des CEMEA

Publié le 04/05/2016

Comment avez-vous connu le service civique ?
J’en ai entendu parler au cours de mes premières expériences dans le monde du handicap, au cour de séjours adaptés que j’ai encadré plusieurs étés de suite. J’y ai rencontré des animateurs et animatrices qui se trouvaient dans l’association au sein de laquelle je fais mon service civique aujourd’hui. J’ai travaillé avec eux pour accompagner des personnes en situation de handicap pendant leurs séjours de vacances.

Est-ce que vous aviez entendu parler du service civique avant ?
J’en avais un peu entendu parler sur les réseaux sociaux, mais il y a encore un an c’était assez vague pour moi. Ce sont des gens qui faisaient eux-mêmes un service civique au sein du CEMEA, des copains et copines, qui m’en ont beaucoup parlé, et m’ont dit que c’était plutôt une chouette expérience à faire.

Depuis combien de temps êtes-vous en mission de service civique ?
J’ai commencé à la mi-septembre, donc il y a deux mois et demi. C’est assez récent mais ça se passe plutôt très bien.

Quelles missions exercez-vous ?
A peu près les mêmes que Kévin et Jérémy, qui sont également volontaires. Je suis en binôme avec Kévin, pour l’aider à mener à bien sa mission, qui consiste à participer aux actions de Nous Aussi, et à diffuser et faire connaître le monde du handicap. Je travaille aussi avec Jérémy, sur des missions de création d'un répertoire de jeux adaptés, à destination des animateurs dans les centres de loisirs.

Comment vous organisez-vous ?
Le début de semaine je le passe avec Jérémy, du lundi au mercredi, sur l’antenne de Nantes aux CEMEA, jeudi et vendredi je suis à Saint-Nazaire avec Kévin.

Est-ce que ça se passe bien entre vous ?
Ça se passe bien. Il y a eu une période de découverte, où nous avons appris à nous connaître, mais ça n’a pas été très long. Après, si vous parlez de mes possibles appréhensions par rapport au fait de travailler avec des personnes en situation de handicap, c’est un milieu que je connaissais bien avant cette mission, mais je n’avais aucune appréhension et ça m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes. Chacun a ses difficultés mais on avance comme ça et je fais en sorte de m’adapter, j’essaye de les booster pour qu’ils puissent réaliser certaines tâches en autonomie, ce qui n’est pas toujours simple pour eux.

Vous avez déjà rencontré des difficultés ?
Pour le moment je n’ai pas eu de grosses difficulté, à part l’ouverture d’un compte bancaire pour l’association Nous aussi, car du fait que Kévin n’était pas le président de l’association mais uniquement un délégué, et que moi je sois seulement là en soutien, aucune banque ne veut nous soutenir. Donc ça fait 3 semaines qu’on essaie, et on sait que pour certaines associations cela a pris plus d’un an. Mais aujourd’hui j’ai eu une bonne nouvelle et on a trouvé une potentielle solution. On devrait réussir à ouvrir un compte d’ici la fin de la semaine.

Avez-vous le sentiment d’avoir appris certaines choses ?
Oui, plutôt sur l’organisation, je ne suis pas quelqu’un de toujours très organisé. Mais le fait d'être amené à travailler en groupe et de se réunir impose une certaine rigueur dans l'organisation.

Vous vous sentez de plus en plus à l’aise ?
Oui bien sûr.

Est-ce que le service civique est une aide pour la suite de votre parcours professionnel ?
Oui, le service civique entre dans le cadre de mon projet personnel, parce que j’ai envie plus tard de travailler avec des personnes en situation de handicap.

Est-ce que vous pensez que les personnes en situation d’handicap ne pensent pas forcément à réaliser un service civique car ils ont l’impression que ce n’est pas fait pour eux ?
Pour être honnête, je n’ai jamais réfléchi à cette question. Clairement, je sais que l’association des CEMEA milite pour que le service civique soit accessible à tous et toutes, mais dans le cadre des autres associations je ne sais pas du tout.

Vous pensez que les missions proposées sont adaptées aux personnes en situation d’handicap ?
Je pars du principe que chaque handicap est différent, les missions doivent être adaptées en fonction de ça. Je pense que les missions peuvent être adaptées à chacun, c’est ce qui s’est passé avec moi. Mes missions ont été définies par Chloé et nous en avons discuté pour adapter au mieux.

Si on vous demande de résumer votre début d’expérience en quelques mots, que diriez-vous ?
J’ai envie de placer le mot volontariat.

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