Témoignages

Service Civique et environnement

Noélie, 23 ans, volontaire en Service Civique pour la COY11 (Conference of youth)

Noélie

Prélude à la COP21, la COY11, dédiée aux jeunes et à leurs idées sur le climat, s'est déroulée du 26 au 28 novembre 2015. Noélie revient sur son expérience en tant que volontaire auprès des organisateurs.

Qu’est-ce qui vous a motivée à participer à la COY11 ?

Noélie : « J’ai fait des études en environnement et en développement, donc je voulais absolument faire partie de la COP21. En me renseignant sur le sujet, j’ai appris qu’il y avait aussi la COY11, et pour moi, c’est un endroit où l’on écoute beaucoup plus la voix des jeunes qu’à la COP21. Ça avait beaucoup donc plus de sens pour moi de m’investir dans un projet dans lequel je croyais, où je savais que je rencontrerais des jeunes qui ont la même vision que moi, et avec qui je pourrais travailler. »

En quoi consistent vos missions de service civique pour la COY ?

Noélie : « Je gère l’un des quatre espaces mis en place au sein du parce des expositions de Villepinte pour la COY11, l’espace production. Nous y invitons les participants de la COY11 à devenir acteurs du changement. Nous avons par exemple mis en place un manifeste que des gens du monde entier sont en train d’écrire ensemble. Nous avons organisé des ateliers de construction écologique : lampes, art space où l’on construit des banderoles pour la marche pour le climat. Nous avons également auprès de nous les youngos, qui sont les jeunes qui ont les accréditations nécessaires pour aller à la COP21, et qui sont plutôt là pour monter leur stratégie de lobbying en vue de la COP21. »

En quoi votre mission de Service Civique vous aide à protéger l’environnement ?

Noélie : « Pour moi l’environnement n’est pas quelque chose qu’on peut protéger tout seul, ça se fait avec l’aide de toute la société. Tous les enjeux qui ont trait à cela sont traités à la COP21, et pour les jeunes ça se passe surtout ici, à la COY11. Et comme nous sommes les futures générations, c’est important que nous commencions à en parler, on est tous jeunes mais nous ne sommes pas d’accord sur tout. Il faut que l’on réalise que dans différentes cultures on travaille différemment. C’est pourquoi avoir une COY aussi internationale aide énormément à voir comment les gens travaillent, à apprendre que quelque chose qui est inné pour nous ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’autre, et je pense que c’est important de commencer à s’y intéresser tout de suite pour aider l’environnement plus tard. »

Avez-vous une idée qui pourrait aider à enrayer le changement climatique ?

Noélie : « Tout simplement, je pense qu’il faudrait avoir plus de délégations de jeunes dans les futures COP, pour l’instant elles ne sont qu’observatrices, avec deux minutes de parole en plénière. Nous ne sommes pas vraiment écoutés, nous sommes plus là pour être pris en photos avec des négociateurs qu’autre chose et je pense que nous avons vraiment notre mot à dire. On nous prend encore trop pour des petits jeunes qui découvrent les risques climatiques, alors que la plupart d’entre nous faisons des études dédiées au sujet. Nous savons ce qu’est le changement climatique, à quel point c’est multidimensionnel, et je pense qu’on ne nous donne pas assez de crédit pour cela. »

>> Retrouvez notre reportage vidéo : Le Service Civique c'est s'engager pour le climat

Interviews Service Civique et Handicap

Chloé Legentil : tutrice des 3 jeunes association CEMEA

Bonjour Chloé, pourquoi avoir choisi d’être tutrice de personnes en situation de handicap

Parce que je m’inscris dans l’association CEMEA (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active) qui depuis très longtemps travaille avec la volonté d’ouvrir l’ensemble de leurs activités aux personnes en situation de handicap. Nous accueillons des volontaires en service civique depuis le début de la création du dispositif. Depuis février 2014 une plateforme est mise en place sur la question de la participation des personnes en situation de handicap à la citoyenneté. Cette plateforme est co-portée par les CEMEA et le collectif T'cap en Loire-Atlantique. C’est dans ce cadre-là que le Service Civique comme forme d’engagement trouve sa place.

C’est donc via cette plateforme que vous vous êtes engagée…

Oui dans le cadre de cette plateforme nous avons réalisé un diagnostic partagé, et nous avons pu constater que les jeunes en situation de handicap eux – mêmes ne se représentaient pas le dispositif Service Civique comme étant pour eux. Mais il y a autant de travail à faire du côté des associations, pour répondre à leurs appréhensions, et du côté des professionnels médico-sociaux pour qu’ils relaient l'information sur ces dispositifs auprès des jeunes… La plateforme nous a permis de réunir ces différents acteurs et d'agir en co-construction pour lever ces freins et aujourd'hui l'accueil est devenu possible ! Je coordonne cette plateforme, être tutrice de volontaires en situation de handicap s'inscrivait donc pour moi, dans la continuité de cet engagement. Un engagement porté de manière collective au sein de l'association des CEMEA.

Comment ça se passe au quotidien ? Y-a-t-il des éléments à garder en tête pour ces jeunes ?

C’est difficile pour moi de voir des différences puisque l’idée est de construire le parcours en fonction de la personne. L'élément à garder en tête pour ces jeunes c'est qu'avant d'avoir le ''handicap'' il y a bien une personne avec son histoire, son parcours, ses spécificités, ses besoins, ses envies. Il n'y a pas une bonne manière de faire, ni une difficulté type. Finalement la grande difficulté que j'ai rencontré a été de mettre en place le dispositif. J'ai moi-même réalisé un service-civique et quand j’ai voulu le faire ça été très rapide pour le mettre en place alors que pour Kévin par exemple cela a pris un an pour des raisons essentiellement administratives, pour expliquer le dispositif à l’ESAT (établissement et service d'aide par le travail) et construire avec eux un parcours de service-civique adapté pour qu'il ne perde pas sa place en ESAT.

Et votre rôle consiste en quoi ? Vous êtes avec eux sur le terrain?

Oui ça dépend des moments et de leurs besoins. Mon rôle à moi est d' assurer l'accompagnement, le suivi du parcours des volontaires, de favoriser leur autonomie en réfléchissant les outils pour permettre cette autonomie au sein de l'association et dans leurs missions. Garantir des temps de parole où ils pourront exprimer leurs ressentis, leurs besoins, leurs envies, leurs difficultés. Ainsi à chaque fin de semaine je mets en place un temps de bilan avec les volontaires pour récolter leur parole et nous faisons une projection de semaine à venir en fonction de leurs retours. Ce bilan me permets d'adapter mon accompagnement, penser de nouveaux outils … Dans mon esprit avec les volontaires on fait équipe.

Quel genre de missions sont-ils amenés à faire ?

Elles peuvent-être diverses. Kévin par exemple a une mission de soutien de la vie associative de l’association Nous aussi. C’est une association érigée par et pour des personnes déficientes intellectuelles. C’est une association que les CEMEA accompagnent depuis 3 ans. Son témoignage fait également partie de sa mission puisque l’objectif est de faire changer le regard. Pour Jérémy, lui aussi est sur une mission de sensibilisation au handicap, il est également sur la réalisation d'un répertoire de jeux adaptés à destination des animateurs. Par ailleurs dans le cadre du Service Civique ils ont des projets personnels. Kévin veut se former à la vie associative. Jérémy de son côté souhaite devenir animateur, nous l'accompagnons donc à passer son BAFA. Un BAFA franco-allemand, ce qui lui permet également d'être dans une démarche de mobilité européenne, une nouvelle expérience pour lui.

Sont-ils confrontés à des difficultés?

Quelques-unes oui. Jérémy par exemple a quelques difficultés de mémorisation et d'orientation liées à son handicap, ce qui nécessite de mettre des outils en place. Mais à chaque volontaire accueilli ses propres difficultés, le travail mené n'est pas spécifique au Handicap, le volontariat doit pouvoir s'adapter aux spécificités de la personne, quel qu'elles soient... Une des difficultés que l'on peut rencontrer c'est une tendance à la sur-protection par moment de la part de certains membres de l'association (des autres volontaires en service-civique ou de salariés).

Et en ce qui concerne les freins ?

Les missions ne sont pas toujours adaptées et les associations ont besoin d’être rassurées. Ce ne sont pas des volontaires qui prennent plus de temps ou d’énergie que n’importe quel volontaire. Nous sommes nombreux à vouloir faire bouger les choses notamment du côté des associations avec par exemple T’Cap, Handisup ou UnisCité. Tous les deux mois on se rencontre pour échanger et co-construire un guide à destination des tuteurs afin de diffuser, rassurer et ainsi encourager l'accueil de volontaires en situation de handicap.

Pensez-vous renouveler l’expérience de tutrice ?

Oui tout à fait.

Jérémy : 23 ans, volontaire en situation de handicap en service civique

Comment avez-vous connu le Service Civique ?

J’ai connu le Service Civique parce que je fais partie d’une association qui a des liens avec les CEMEA (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active), on m’en a parlé d’autant que j’étais en recherche d’emploi. Et l’approche m’a plu.

Quelles missions exercez-vous?

Je me suis engagé pour 10 mois. J’ai deux missions principales. Ma première mission consiste à sensibiliser les personnes au handicap. La seconde, avec un collègue, je mets en place un répertoire de jeux adaptés pour que dans les centres de loisir les personnes en situation de handicap puissent être intégrées.

Et au quotidien comment ça se passe ?

Très bien. En fait il n’y a pas vraiment de journée type. Mais globalement j’arrive le matin et on me dit ce qu’il y a faire. Chloé ma tutrice me dirige un petit peu et moi-même je me fixe des objectifs en fonction des réunions auxquelles j’ai participé. Je contacte pas mal de monde, ça n’est pas répétitif. Pour les jeux on réfléchit à des adaptations donc là aussi c’est assez enrichissant.

Durant vos missions avez-vous éprouvé des difficultés ?

Forcément un petit peu au début car j’ai des problèmes de mémoire. Rien que pour m’orienter dans les locaux c’était un peu compliqué. Pareil pour les personnes et leur prénom. Et pour le contenu de la mission ça n’était pas simple au départ. Mais maintenant ça va beaucoup mieux.

Comment ça se passe avec votre collègue Titouan ?

Ca se passe très bien. On échange et on travaille bien ensemble.

Avez-vous appris des choses ?

J’ai surtout appris à avoir plus confiance en moi. Et le fait de faire un BAFA franco-allemand en parallèle a également joué.

Et pour la suite vous avez des projets ?

Oui notamment grâce au BAFA. J’ai bien envie de m’orienter vers l’animation. On va voir ce que cela donne.

Conseillerez-vous le Service Civique ?

Oui tout à fait ça ne peut être que bénéfique. Dans n’importe quel service civique on peut apprendre des choses.

Un mot pour qualifier le Service Civique ?

Ça c’est une question qui n’est pas facile. Je dirais « la confiance » et des « relations saines ».

Kevin : 24 ans, volontaire en situation de handicap, en service civique adapté

Question Service Civique : Bonjour Kévin ! Pour commencer, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous avez trouvé votre mission de service civique ?

En fait, j’ai assisté à un congrès à Périgueux, où intervenait l'association ''Nous Aussi'' dont je suis adhérent, et j’ai parlé à un autre adhérents, qui avait lui-même effectué un service civique et qui m’en a parlé, et ça m’a motivé à en faire un aussi.

Qu’est-ce qui vous a motivé à réaliser une mission de service civique ?

Je voulais apprendre à réaliser des comptes-rendus et plus globalement la manière dont on gère une association sur le plan administratif.

Depuis combien de temps êtes-vous en mission ? Pour combien de temps ?

J’ai commencé le 1 er octobre. Pour six mois.

Quelles sont vos missions ?

Ma mission s’articule autour de la sensibilisation de la population au handicap et la participation aux actions de l’association « Nous aussi », en gérant les invitations, les courriers et les actions d’administration et de communication.

Et si vous deviez nous raconter votre journée au quotidien ?

Kévin : Normalement, en dehors du service civique, je travaille en atelier dans une entreprise adaptée. Comme je travaille normalement à temps plein à l’atelier, maintenant avec le service civique je travaille deux jours et demi par semaine.

Question Service Civique : Comment s’organise votre temps de mission?

Je travaille surtout avec Titouan, un autre volontaire, à Saint-Nazaire pour les missions consacrées à l’association Nous Aussi, et pour la partie sensibilisation au handicap, je suis sur Nantes avec 3 autres personnes : Titouan, Jérémy et Chloé.

Comment ça se passe avec les autres volontaires ?

Ça se passe bien. On apprend à se connaître, à connaître les difficultés de chacun.

Est-ce que vous pensez avoir appris de nouvelles choses grâce au service civique ?

Je me sens plus à l’aise sur mes missions grâce à l’aide de mon équipe.

Par rapport à votre projet professionnel, est-ce que le service civique vous donne des pistes pour vous orienter ?

Oui, vers la vie associative. Je suis déjà adhérent d’une association, mais cela m’aide à mieux appréhender mon travail de bénévole.

Conseilleriez-vous à votre entourage de faire un Service Civique ?

Oui je conseille à tous le Service Civique, y compris aux personnes en situation de handicap, quelque soit leur handicap. Ca peut les aider à se mobiliser, à se socialiser en découvrant plus de monde, tout en aidant à sensibiliser les gens au monde du handicap.

Si vous deviez qualifier le Service Civique en un ou deux mots ?

Une belle expérience.

Vous pensez renouveler votre contrat ?

J'aimerais prolonger mon service-civique.

Titouan : 23 ans, en service civique avec Kévin et Jérémy au sein de l'association des CEMEA

Comment avez-vous connu le service civique ?

J’en ai entendu parler au cours de mes premières expériences dans le monde du handicap, au cour de séjours adaptés que j’ai encadré plusieurs étés de suite. J’y ai rencontré des animateurs et animatrices qui se trouvaient dans l’association au sein de laquelle je fais mon service civique aujourd’hui. J’ai travaillé avec eux pour accompagner des personnes en situation de handicap pendant leurs séjours de vacances.

Est-ce que vous aviez entendu parler du service civique avant ?

J’en avais un peu entendu parler sur les réseaux sociaux, mais il y a encore un an c’était assez vague pour moi. Ce sont des gens qui faisaient eux-mêmes un service civique au sein du CEMEA, des copains et copines, qui m’en ont beaucoup parlé, et m’ont dit que c’était plutôt une chouette expérience à faire.

Depuis combien de temps êtes-vous en mission de service civique ?

J’ai commencé à la mi-septembre, donc il y a deux mois et demi. C’est assez récent mais ça se passe plutôt très bien.

Quelles missions exercez-vous ?

A peu près les mêmes que Kévin et Jérémy, qui sont également volontaires. Je suis en binôme avec Kévin, pour l’aider à mener à bien sa mission, qui consiste à participer aux actions de Nous Aussi, et à diffuser et faire connaître le monde du handicap. Je travaille aussi avec Jérémy, sur des missions de création d'un répertoire de jeux adaptés, à destination des animateurs dans les centres de loisirs.

Comment vous organisez-vous ?

Le début de semaine je le passe avec Jérémy, du lundi au mercredi, sur l’antenne de Nantes aux CEMEA, jeudi et vendredi je suis à Saint-Nazaire avec Kévin.

Est-ce que ça se passe bien entre vous ?

Ça se passe bien. Il y a eu une période de découverte, où nous avons appris à nous connaître, mais ça n’a pas été très long. Après, si vous parlez de mes possibles appréhensions par rapport au fait de travailler avec des personnes en situation de handicap, c’est un milieu que je connaissais bien avant cette mission, mais je n’avais aucune appréhension et ça m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes. Chacun a ses difficultés mais on avance comme ça et je fais en sorte de m’adapter, j’essaye de les booster pour qu’ils puissent réaliser certaines tâches en autonomie, ce qui n’est pas toujours simple pour eux.

Vous avez déjà rencontré des difficultés ?

Pour le moment je n’ai pas eu de grosses difficulté, à part l’ouverture d’un compte bancaire pour l’association Nous aussi, car du fait que Kévin n’était pas le président de l’association mais uniquement un délégué, et que moi je sois seulement là en soutien, aucune banque ne veut nous soutenir. Donc ça fait 3 semaines qu’on essaie, et on sait que pour certaines associations cela a pris plus d’un an. Mais aujourd’hui j’ai eu une bonne nouvelle et on a trouvé une potentielle solution. On devrait réussir à ouvrir un compte d’ici la fin de la semaine.

Avez-vous le sentiment d’avoir appris certaines choses ?

Oui, plutôt sur l’organisation, je ne suis pas quelqu’un de toujours très organisé. Mais le fait d'être amené à travailler en groupe et de se réunir impose une certaine rigueur dans l'organisation.

Vous vous sentez de plus en plus à l’aise ?

Oui bien sûr.

Est-ce que le service civique est une aide pour la suite de votre parcours professionnel ?

Oui, le service civique entre dans le cadre de mon projet personnel, parce que j’ai envie plus tard de travailler avec des personnes en situation de handicap.

Est-ce que vous pensez que les personnes en situation d’handicap ne pensent pas forcément à réaliser un service civique car ils ont l’impression que ce n’est pas fait pour eux ?

Pour être honnête, je n’ai jamais réfléchi à cette question. Clairement, je sais que l’association des CEMEA milite pour que le service civique soit accessible à tous et toutes, mais dans le cadre des autres associations je ne sais pas du tout.

Vous pensez que les missions proposées sont adaptées aux personnes en situation d’handicap ?

Je pars du principe que chaque handicap est différent, les missions doivent être adaptées en fonction de ça. Je pense que les missions peuvent être adaptées à chacun, c’est ce qui s’est passé avec moi. Mes missions ont été définies par Chloé et nous en avons discuté pour adapter au mieux.

Si on vous demande de résumer votre début d’expérience en quelques mots, que diriez-vous ?

J’ai envie de placer le mot volontariat.

Témoignages de volontaires

Benoit, 24 ans et volontaire en situation de handicap au sein d’Unis Cité

"J’ai décidé de m’engager, car je souhaitais me rendre utile, concrètement, en servant l’intérêt général. Par mon expérience, je souhaitais également démontrer qu’il est tout à fait possible à un jeune en situation de handicap, quel qu’il soit, d’intégrer ce dispositif; dans le but également de définir mes projets d’avenir avec plus de précision. Je pensais et je savais que ma future mission de Service Civique allait me familiariser avec le travail d’équipe et la dynamique de groupe alors que je n’y étais pas encore habitué. Ma mission au quotidien consiste à contribuer à prévenir le surpoids et l’obésité chez les enfants de 6 à 11 ans. Au début, j’appréhendais le regard et le jugement du groupe, mais finalement mon intégration se passe très bien. Je recommande fortement et positivement le Service Civique aux autres jeunes, car à titre personnel, je trouve que ce dispositif est un très bon moyen pour un jeune en situation de handicap de commencer ou d’étoffer sa vie sociale et professionnelle. Je recommande cette aventure pour tous les jeunes qui souhaitent s’engager sur des missions utiles."

Loana, 19 ans, volontaire en Service Civique à HF Prévention

"Aspirant à entrer dans un institut de forma tion aux soins infirmiers, je souhaitais mettre à profit mon temps libre en travaillant, afin de pouvoir financer une partie de mes études et de me forger une expérience professionnelle. J'ai découvert le Service Civique et me suis décidée à me renseigner sur les missions proposées sur le site de l'Agence du Service Civique. J'ai pu alors découvrir que le critère le plus important d'un volontaire était la motivation, c'est pourquoi je me suis engagée. Je suis aujourd'hui dans une mission de 8 mois en tant qu'animatrice de prévention santé au sein de l'association HF Prévention. Ma mission m'a très bien été expliquée lors de mon entretien et elle consiste à informer le public aux risques liés aux infections sexuellement transmissible et au virus du Sida puis à l'amener à se faire dépister notamment au travers des événements que nous organisons. J'ai tout de suite été attiré par cette mission car elle me correspond tout à fait, de par ses actions sanitaires et sociales. De plus elle m'apporte un véritable avantage sur certaines connaissances médicales et sociales pour mon projet professionnel au travers de formations proposées. [...]"

Jean-Félix, volontaire à la Mairie de Paris mission Port’âge

"J'ai découvert le Service Civique grâce à la Mission Locale car j'étais à la recherche d'un emploi. On m'a alors proposé la mission Port'âge qui alliait mon goût de la lecture et mon besoin de venir en aide aux autres.Au cours de ma mission, j'ai découvert que les bénéficiaires, malgré leurs difficultés, gardaient intacts leur besoin d'échange et de lecture.En fonction de leurs besoins, je téléphone aux usagers pour prendre rendez-vous. Je prépare les commandes pour l'après-midi, et je fais mes visites aux bénéficiaires. Nous prenons le temps d'échanger sur la lecture et sur nos expériences respectives. Grâce à eux, j'ai gagné en maturité. Je recommande cette expérience du Port'âge à d'autres jeunes qui seraient motivés : il faut aimer la lecture mais aussi le contact (si enrichissant) avec ces personnes fragilisées. Cette mission m'a permis d'affirmer mon choix de travailler en bibliothèque."

Amandine, 23 ans, volontaire à Animafac

"Ayant toujours travaillé dans le domaine du sport, j'ai voulu me réorienter vers l'économie sociale et solidaire.N'ayant pas assez d'expériences, je n'ai pu rentrer en Master 2 "Solidarité et Economie de marché" mais j'ai trouvé un moyen de pallier ce manque d'expérience : Le Service Civique.Je l'ai découvert cet été en discutant avec une personne qui avait par le biais du Service Civique réalisé une mission de solidarité internationale.J'ai été prise à Animafac, réseau national d'associations étudiantes.Je suis devenue animatrice de ce réseau, en ayant pour missions de repérer, accompagner les initiatives associatives des étudiant(e)s et de mettre en réseau et organiser des rencontres inter-associatives.Cela a été une mission très enrichissante en tout points.En effet, j'ai pu découvrir un grand nombre d’acteurs dans tous les domaines (environnement, solidarité internationale, culture etc...).Le Service Civique est, je pense, une vraie porte d'entrée pour s'engager et développer des compétences (autonomie, responsabilité, communication, relationnel..).Je pense à présent candidater pour devenir lauréat du Service Civique à l' Institut du Service Civique, mon projet final étant d'entreprendre dans l'économie sociale et solidaire."

Siméo, 25 ans, volontaire martiniquais au Pérou

"A 25 ans, je me suis engagé dans une mission de Service Civique de 10 mois au Pérou, plus exactement à Ventanilla, un district de Lima. Pour l'association ATD Cuarto Mundo, j’animais une bibliothèque de rue dans des quartiers défavorisés et j’ai fait du renforcement scolaire avec des enfants. Auparavant, j'ai appuyé un professeur de français dans un collège franco-péruvien. Un collège très vétuste (six salles en préfabriqué usé, bois moisi, toit en tôle rouillée), où les enfants rencontrent beaucoup de difficultés (d’intégration dans des écoles non spécialisées, d’ordre émotionnel, physique, certains sont autistes...). Les enfants chantaient la Marseillaise tous les matins avant d’aller en cours. Je ne la connais même pas par cœur... Dans le quartier Virgen de Chapi, j’ai aidé les professeurs et les assistantes dans une école maternelle catholique. Tous les matins, les enfants chantaient le Notre père avant d’aller en cours. Entre conditions de vie et de travail difficiles et expérience ultra formatrice, mon Service Civique m’a apporté la faculté de rebondir après une situation difficile, une vraie aisance en public et surtout à établir une relation de confiance, à rassurer par rapport à la différence physique et culturelle. Que du ‘plus’ !"