L’Agence du Service Civique et l’Observatoire de la Jeunesse (INJEP) rendent publics les résultats sur l’engagement en Service Civique

Communiqué de presse / Publié le 17/12/2015

94% des Français sont favorables au Service Civique,
95% des jeunes de moins de 30 ans identifient une cause pour laquelle
ils auraient envie de s’engager et portent un regard très positif sur le Service Civique.

Selon la dernière enquête sur « l’engagement des jeunes dans la vie de la cité » menée par le CREDOCau premier trimestre 2015[1] pour la DJEPVA[2], l’Observatoire de la Jeunesse et l’Agence du Service Civique, près de 50% des moins de 30 ans se disent prêts à s’engager, 80% d’entre eux sont bénévoles dans le monde associatif ou envisageraient de le devenir. Le Service Civique, une autre voie d’engagement pour ces jeunes, est perçu très positivement par 94% des Français. L’Agence du Service Civique et l’Observatoire de la Jeunesse (INJEP) rendent publics les résultats sur l’engagement en Service Civique.

L’engagement des jeunes de moins de 30 ans, levier d’insertion sociale
Moins attirés par les formes traditionnelles de l’engagement (participation électorale, adhésion aux partis politiques, aux organisations syndicales et aux associations,…)[3], les Français de moins de 30 ans sont toutefois engagés dans le monde associatif : 42% sont adhérents d’une association, 31% donnent de leur temps bénévole au sein d’une association, 58% ont une relation d’entraide régulière avec leurs voisins. Près de la moitié des jeunes se dit prêt à s’engager, portant à près de 80% la part des moins de trente ans qui sont bénévoles ou pourraient envisager de le devenir. Enfin, 95% des jeunes identifient une cause pour laquelle ils auraient envie de s’engager (contre 88% des trente ans ou plus). Pour les Français, d’une manière générale, l’engagement des jeunes est un levier d’insertion sociale, un vecteur au développement de valeurs citoyennes et au renforcement de la cohésion sociale, qui participe ainsi à la vie démocratique.

Le Service Civique, un engagement utile pour la jeunesse à renforcer pour la majorité des Français
Créé en 2010, il a déjà permis à 110 000 jeunes de s’engager dans des missions d’intérêt général depuis sa création. Pour la population française, il occupe une place importante dans l’engagement social de la jeunesse. En effet, 94% des Français sont favorables au Service Civique et y perçoivent des avantages. Parmi les premiers avantages cités sur une liste de 7 propositions, arrivent en tête l’acquisition d’une première expérience utile pour le jeune engagé (plus d’un tiers des réponses, dont 39% des jeunes inactifs ou étudiants) et la transmission de valeurs telles que la solidarité et l’engagement (29%, dont un jeune sur quatre parmi les diplômés de niveau BAC et au-dessus).

Le Service Civique, un dispositif « gagnant-gagnant » pour tous
Six Français sur dix citent comme premiers avantages des effets positifs en termes d’insertion et d’épanouissement personnel pour le volontaire. Un tiers des Français interrogés valorise les effets positifs du Service Civique pour la société ou pour les structures accueillantes.

83% des Français estiment que les pouvoirs publics devraient donner plus d’ampleur à des dispositifs comme le Service Civique pour favoriser la cohésion sociale. La part des Français interrogés, favorables au Service Civique, est d’autant plus importante (+4 points) après les attentats de janvier 2015, soulignant l’importance pour les Français des actions de cohésion sociale.

Rendre le Service Civique « universel » et pallier à son manque d’accessibilité, premier reproche fait par les Français
Loin d’une remise en cause du Service Civique dans sa finalité, le premier reproche que lui font les Français dans l’étude, est son manque d’accessibilité (nombre de places restreint, limites d’âge, pour 18% des Français, 22% des moins de trente ans). Cela correspond à une réalité puisque l’Agence du Service Civique recense plus de demandes que d’offres de mission.

Dans cette perspective, l’Agence du Service Civique conduit, avec le Ministère de la Ville, de la Jeunesse, et des Sports, une mobilisation nationale avec l’ensemble des ministères, les collectivités et les associations pour développer une offre de mission de qualité et rendre le Service Civique « universel » [4]. A ce jour, des programmes ministériels ont déjà été lancés en 2015 dans les domaines de l’Ecologie , de la Culture, de l’Intérieur, du Sport, de l’Education Nationale, de la Ville avec les structures d’hébergement d’urgence, des Affaires Sociales, de la Santé et du droit des femmes. Par ailleurs, les collectivités locales et les grands opérateurs publics se mobilisent pour accueillir des volontaires. Dès la fin de cette année 2015, ils seront près de 70 000 à pouvoir s’engager en Service Civique pour remplir l’objectif du gouvernement, qui a fixé l'objectif à terme de 150 000 jeunes le plus rapidement possible.

A propos du service Civique

Créé par la loi du 10 mars 2010, le Service Civique est plus qu’une politique publique pour la jeunesse, c’est une politique publique pour tous, de cohésion nationale, porteuse d’un vivre ensemble régénéré. Il a pour ambition de permettre à tous les jeunes qui le souhaitent, âgés entre 16 et 25 ans et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap, quel que soient leurs origines sociales, culturelles ou leur niveau de formation, de s’engager au service d’une mission d’intérêt général dans 9 domaines reconnus prioritaires pour la Nation. Les missions, de 6 à 12 mois, sont indemnisées 573 Euros net par mois.

L’Agence du Service Civique est un opérateur placé sous tutelle du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Depuis le 1er janvier 2014, l’Agence du Service Civique est présidée par François Chérèque.

A propos de l’Observatoire de La Jeunesse (INJEP)

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) est un établissement public national placé sous la tutelle du ministre chargé de la jeunesse, portefeuille exercé aujourd’hui par le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports.

L’INJEP porte l’Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse, ainsi qu’un centre de ressources destiné aux professionnels et décideurs du secteur. Il est également l’opérateur du programme européen « Erasmus + Jeunesse & Sport » que finance la Commission européenne. Il fait enfin partie, avec l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et l’association France volontaires, du groupement d’intérêt public constituant l’Agence du service civique.

Télécharger l’étude complète :
http://www.credoc.fr/pdf/Sou/Jeunes_investis_vie_de_la_cite.pdf
(NB : certains chiffres de cette étude ont déjà été publiés en 2015).

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[1]Enquête CREDOC 2015, menée auprès de 2000 Français de plus de 18 ans, sélectionnées selon la méthode des quotas (région, taille d’agglomération âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle) ont été calculés d’après les résultats du dernier recensement général de la population).

[2]DJEPVA : Direction de la Jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative.

[3]Enquête CREDOC 2015, volet Engagement

[4] Annonce du président de la République le 5 février 2015 à l’occasion de sa conférence de rentrée 2015, réaffirmée le 9 mars 2015