[QUE SONT-ILS DEVENUS ?] Kader Doumbia - La Guilde

Publié le 11/04/2017

Agence du Service Civique : Que faisiez-vous avant de vous engager dans un Service Civique à l’international ?

Kader : Avant de faire un Service Civique à l’international, j’ai démarré un BTS technico-commercial, que je n'ai pas terminé parce que je ne me sentais pas épanoui dedans. Après une période de 3 mois de chômage, une éducatrice spécialisée m’a parlé du Service Civique à l’étranger, et j’ai postulé avec son aide auprès de La Guilde. J’ai expliqué que j’avais envie de faire un Service Civique à l’étranger parce que j’en avais vraiment besoin pour me vider l’esprit et découvrir une nouvelle culture. A cette époque j’avais 23 ans, cétait l’année dernière.

ASC : Comment s’est déroulé votre recrutement ?

Kader : On m’a expliqué qu’il fallait que je fasse une lettre de motivation pour expliquer pourquoi je voulais aller à l’étranger et en quoi ça pourrait m’aider. A la suite de ça, j’ai fait un entretien skype et j’ai eu apparemment les bons mots puisque j’ai été pris.
Une fois pris, j’ai eu la chance de partir en binôme avec une personne très intéressante. Elle s’appelait Mathilde, elle avait 21 ans. Ca a été une belle expérience avec elle. Je n'étais pas du tout organisé dans ma vie. Prendre un jeune homme comme moi et une jeune fille comme Mathilde ça nous a vraiment permis de se compléter l'un et l'autre sur le terrain.

ASC : Avez-vous une anecdote à nous raconter à ce sujet ? Cette complémentarité entre votre binôme et vous ?

Kader : Une fois un camp de vacances est venu là où on était présent dans le pays d’accueil, pour un projet et ils ne souhaitaient pas nous y intégrer. Face à cette situation Mathilde était très désemparée et moi j’ai pu lui apporter le recul nécessaire face à cette situation. De son côté, lors de notre mission elle m’a aidé dans mon organisation, à être ponctuel tous les matins, et à avoir de la rigueur, elle m’encourageait aussi face à mon manque de confiance en moi, en me poussant à aller au bout de mes projets.
Le fait d’être en binôme apporte un côté humain en plus. Dans le sens où une personne que je ne connaissais pas, avec laquelle je n’avais pas grandi, arrivait à me motiver, à m’aider à avoir confiance en moi et aller au-delà de mes ambitions.

ASC : Que faisiez-vous dans le cadre de votre mission ? Quelles étaient vos activités ?

Kader : J’intervenais auprès d'une association qui s’appelle STEA (« étoile » en roumain). Dans le cadre de ma mission, j’étais en appui sur les activités de jeux éducatifs et pédagogiques auprès d’un public âgé de 3 et 18 ans, venant tous de la communauté Rom.
Avant de partir je n’avais pas de projet particulier, mais en arrivant en Roumanie je savais que j’allais être avec la communauté Rom. J'ai donc souhaité monter un projet autour de la mixité sociale et de la solidarité, comme par exemple faire jouer des enfants Rom et non Rom. J’ai aussi pu créer un rallye culturel dans lequel les enfants de la communauté Rom participaient à des actions dans la ville pour les intégrer dans la société roumaine.
Ces missions m’ont vraiment rendu fier de moi, je suis arrivé à faire quelque chose en 4 mois passés sur place.

ASC : Depuis votre retour, que se passe-t-il dans votre vie ?

Kader : Depuis mon retour, beaucoup de jeunes me demandent comment s’est passée ma mission de Service Civique et je prends plaisir à en parler. J’aimerais bien être ambassadeur du Service Civique.
J'ai participé au « Parlement Libre » 2 fois et aujourd’hui, je prépare mon concours de moniteur-éducateur. C’est grâce au projet IVO4ALL que j’ai su ce que je voulais faire de ma vie, moniteur-éducateur et/ou de l’humanitaire.
Mais avant de faire ma formation, j’ai aussi postulé à l’Institut de l’Engagement pour être aidé dans la définition de mon projet. Je fais parti de la promotion ALHELI de 2016.
Etre lauréat de l’Institut de l’engagement m’a beaucoup aidé à me rendre de compte du bienfait de cette mission de Service Civique.

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