Etat des lieux de la jeunesse engagée

Communiqué de presse / Publié le 07/07/2021

ETAT DES LIEUX DE LA JEUNESSE ENGAGEE

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>> télécharger l'extract du baromètre IFOP 2021 « connaissance, représentations et potentiel d’attractivité du Service Civique »

A l’occasion de sa conférence de presse annuelle, l’Agence du Service Civique dresse un état des lieux, documenté à partir de données inédites (enquête IFOP 2021, données clés du rapport d’activité 2020 de l’Agence, enquête de satisfaction annuelle des volontaires), de la jeunesse engagée après plus d’un an de crise sanitaire. Les enseignements sont riches, avec pour socle commun une volonté d’engagement qui ne se dément pas malgré la situation inédite que nous traversons.

Cette année encore, le Service Civique séduit toujours plus de jeunes

L’engouement pour le Service Civique est toujours aussi puissant, comme le montrent les près de 132 000 volontaires s’étant engagés en 2020. Depuis 2010, plus d’un demi-million de jeunes ont pu effectuer une mission de Service Civique et le plan gouvernemental pour la jeunesse « 1 jeune, 1 solution » prévoit une augmentation de 100 000 du nombre annuel de missions de Service Civique.

Le contexte sanitaire a été une source d’agilité et d’innovation pour toujours plus d’adaptation, avec l’impératif de ne laisser aucun volontaire de côté tout en proposant des missions de qualité.

Le dispositif du Service Civique, les organismes d’accueil et les volontaires en mission ont ainsi joué un rôle essentiel durant la crise, avec des missions adaptées pour permettre une présence sur le terrain ou en distanciel auprès notamment des personnes en situation de fragilité : solidarité auprès des seniors, continuité éducative ou encore aide aux plus démunis.

Les enseignements du baromètre IFOP 2021 : volonté d’engagement et tremplin vers l’avenir

Le Service Civique, ce sont les jeunes qui en parlent le mieux. C’est tout l’objectif du baromètre lancé avec l’IFOP depuis 2015, qui permet de suivre les évolutions de la notoriété du Service Civique et, plus largement, la volonté d’engagement et les attentes de la jeunesse en France.

Les jeunes ont très majoritairement (88 %) une bonne image du Service Civique et plus d’un jeune sur deux serait intéressé pour réaliser une mission, particulièrement dans les domaines du sport (19 %), de l’environnement (17 %) et de la culture et des loisirs (13%) [1].

Pour eux, le Service Civique est avant tout un moyen d’être utile aux autres et de s’engager socialement. Les volontaires témoignent, à travers leur mission, d’une expérience unique et sont conscients qu’ils œuvrent pour l’intérêt général dans des domaines extrêmement variés. Pour 53 % d’entre eux, la crise sanitaire leur a donné davantage envie de s’engager dans des actions de solidarité. Il leur permet aussi d’acquérir de l’expérience qui pourrait servir dans leur parcours professionnel.

Concernant les recruteurs (directeurs et responsables des ressources humaines), plus des trois quarts considèrent qu’une mission de Service Civique peut constituer un atout dans le CV d’un jeune et plus des deux tiers qu’il peut les inciter à recruter une personne. [2]

L’enquête post-Service Civique : des jeunes volontaires majoritairement satisfaits de leur engagement

En 2020, 91 % des volontaires en mission sont satisfaits de leur mission de Service Civique[3] (+ 5 pts) et près de 96 % des répondants ont indiqué vouloir recommander le Service Civique à leur entourage.

D’après les jeunes interrogés, le Service Civique trouve pleinement sa place dans leur parcours. Il s’agit d’un moyen d’acquérir des compétences valorisables pour son évolution professionnelle (76%), d’un temps de découvertes et de rencontres (47%), d’une opportunité pour découvrir un nouveau secteur d’activité (37%), d’un moment pour faire le point sur leur vie (28%) ou encore d’un moyen pour se rendre utile (28%).

81% des volontaires déclarent que leur mission leur a été utile dans la définition de leur projet d’avenir et 59% veulent poursuivre leur parcours dans le même domaine que leur mission de Service Civique.

Cette expérience renforce également l’envie[4] d’engagement des jeunes : alors qu’ils étaient 32% à s’engager bénévolement avant leur mission, ils sont plus de 58% à souhaiter poursuivre un engagement bénévole à l’issue de leur Service Civique.

Les volontaires engagés : combien sont-ils et qui sont-ils ?

Chiffres clés

En 2020, 132 000 volontaires se sont engagés dans une mission de Service Civique auprès d’environ 10 300 organismes d’accueil (associations, collectivités territoriales, services de l’Etat, établissements publics…) agréés par l’Agence du Service Civique et ses délégués territoriaux, dans neuf grands domaines d’intérêt général : éducation pour tous, culture et loisirs, développement international et action humanitaire, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport.

Profil des volontaires :

  • 61 % de jeunes femmes, 39 % de jeunes hommes
  • Âge moyen : 21 ans
  • 22 % ont un niveau inférieur au baccalauréat, 43 % un niveau baccalauréat ou équivalent et 35 % ont un niveau BAC+2 ou supérieur
  • A leur entrée en mission, 39 % sont demandeur d’emploi, 31 % étudiant, 26% inactif et 4 % salarié.

Une envie d’engagement en Europe et dans le monde grandissante

Concernant le Service Civique, le Baromètre IFOP[5] montre que parmi les jeunes âgés de 16 à 25 ans qui pourraient envisager d’effectuer une mission, 86 % pourraient le faire au sein de l’Union européenne et 59 % hors de l’Union européenne. Par ailleurs, le fait qu´un candidat ait effectué un séjour prolongé à l´étranger (sous la forme d´un volontariat par exemple) constitue un ajout important sur son CV pour 75 % des recruteurs.

L’attractivité pour la mobilité et l’engagement européens se vérifie dans le cadre des programmes Erasmus+ Jeunesse et Sports et Corps européen de solidarité (CES) mis en œuvre par l’Agence du Service Civique. A titre d’illustration, en 2020, ce sont 287 projets qui ont été soutenus, permettant à 3 146 jeunes de 18 à 30 ans de s’engager dans le CES, soit une hausse de 53% par rapport à 2019.

La « jeunesse engagée » pour l’intérêt général mise à l’honneur lors du défilé du 14 Juillet 2021 à Paris

Le 14 juillet prochain, 14 jeunes volontaires du Service Civique et du Corps européen de solidarité se retrouvent, aux côté d’autres jeunes engagés, par exemple en Service National Universel (SNU)[6], pour participer au défilé national à Paris. Ils participeront à l’animation finale du défilé et dérouleront les bannières tricolores devant la tribune présidentielle. Cette 7ème participation constitue une nouvelle fois la reconnaissance du sens de l’engagement, de l’intérêt général, de la cohésion sociale de la jeunesse française et européenne.

À propos de l’Agence du Service Civique :

L’Agence du Service Civique est un groupement d’intérêt public (GIP) créé en 2010. Elle assure la mise en œuvre du Service Civique, engagement volontaire de 6 à 12 mois ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap. Depuis sa création, plus de 500 000 missions de Service Civique ont été réalisées par des jeunes volontaires. Dans le cadre du plan France Relance et de son volet « 1 jeune 1 solution », 100 000 missions supplémentaires par an sont développées pour accompagner les jeunes souhaitant donner du sens à leur engagement pour l’intérêt général.

Par ailleurs, l’Agence met depuis 2016 en œuvre la déclinaison française des volets Jeunesse & Sport du programme européen Erasmus+ et du Corps européen de solidarité. Présidée depuis le 27 mars 2019 par Béatrice Angrand, l’Agence du Service Civique est un opérateur du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Son directeur général est David Knecht.

CONTACTS PRESSE

Gaëtan LASSALE – presse@service-civique.gouv.fr - 06 99 86 68 70

Sarah BELKAHLA – presse.servicecivique@equancy.com - 06 95 95 13 22


[1] Baromètre IFOP « Connaissance, représentations et potentiel d’attractivité du Service Civique » pour l’Agence du Service Civique, 2021.

[2] Ibid

[3] 64 362 volontaires ayant terminé leur mission de Service Civique entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020 ont répondu.

[4] Baromètre IFOP « Connaissance, représentations et potentiel d’attractivité du Service Civique » pour l’Agence du Service Civique, 2021

[5] Ibid

[6] Le Service National Universel, après des phases de cohésion puis de missions d’intérêt général, offre dans sa 3ème phase la possibilité d’un engagement volontaire de 3 mois à 1 an permettant à ceux qui le souhaitent de poursuivre leur engagement pour le bien commun. Cet engagement s’articule avec différentes formes de volontariat existantes, dont le Service Civique représente l’une des composantes majeures.