Jeunesse et engagement : retour sur la soirée-débat organisée avec Le Monde
Publié le 15.04.2026
Le 14 avril 2026, l’Agence du Service Civique et Le Monde ont réuni, dans l’auditorium du journal, experts, anciens volontaires et acteurs de terrain autour d’une même question : comment faire nation dans un monde en crise ? Animée par Emmanuel Davidenkoff, journaliste Le Monde et spécialiste de l'éducation, cette soirée a mis en lumière une conviction forte : face aux fractures et aux incertitudes, l’engagement des jeunes est un levier essentiel pour faire société.
Jeunesse, crises, engagement : une soirée pour penser le commun
Comment faire nation dans un monde marqué à la fois par les tensions géopolitiques, la crise climatique et les désordres informationnels ? C’est autour de cette question que s’est tenue, le 14 avril 2026, la soirée-débat organisée par l’Agence du Service Civique en partenariat avec Le Monde, dans l’auditorium du journal. En ouverture, un message vidéo de Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, est venu rappeler le rôle central de la jeunesse dans la construction d’une société plus solidaire et plus résiliente.
Animée par Emmanuel Davidenkoff, la rencontre a réuni Muriel Domenach (ancienne Ambassadrice de France pour l’OTAN), Virginie Sassoun (docteure en sciences de l’information et de la communication), Benoît Falaize (historien), Jean Jouzel (climatologue) et Géraud Létang (historien et enseignant-chercheur à École de guerre), aux côtés de trois anciens volontaires en Service Civique : Adèle Triol, Flavie Couturier et Noémie Furon. Ensemble, ils ont croisé regards d’experts, expériences de terrain et parcours d’engagement pour interroger ce qui peut encore faire lien dans une période traversée par les crises.
Il faut considérer la jeunesse de France comme un interlocuteur valable, et lui reconnaître pleinement sa capacité d’action.
Benoît Falaize
Faire confiance à la jeunesse
Au fil des échanges, une idée s’est imposée : la jeunesse ne peut pas être seulement invitée à réagir aux crises, elle doit être reconnue comme une force d’action à part entière. Benoît Falaize l’a rappelé avec clarté : « Il faut considérer la jeunesse de France comme un interlocuteur valable, et lui reconnaître pleinement sa capacité d’action. »
Cette confiance a trouvé un écho concret dans les témoignages des anciens volontaires. Flavie Couturier, engagée à l’hôpital Necker pendant la crise sanitaire, a raconté ce que le Service Civique peut révéler dans les moments les plus exigeants : le sens de l’utilité, l’attention aux autres, la force du collectif. « La jeunesse est capable de répondre présente en cas de crise », a-t-elle rappelé, avant d’ajouter : « il faut aussi nous faire confiance. On est capables de répondre. »
Adèle Triol, qui a réalisé sa mission au BAL, un espace d'exposition, a souligné de son côté combien l’engagement peut aussi être un outil d’émancipation et de participation. Son parcours l’a conduite à poursuivre dans des projets collectifs, avec une même ligne directrice : écouter la jeunesse, lui donner la parole et travailler avec elle.
Le Service Civique comme réponse concrète
Au-delà de la diversité des sujets abordés, la soirée a montré que l’engagement constitue une réponse concrète aux défis contemporains. Sur le climat, Jean Jouzel a plaidé pour une action lucide mais résolue. Sur la géopolitique, Muriel Domenach a insisté sur la nécessité de parler vrai aux jeunes et de s’appuyer sur leurs aspirations. Sur l’information, Virginie Sassoun et Benoît Falaize ont rappelé l’importance de former à l’esprit critique, à l’enquête et au débat. Tous ont, à leur manière, défendu l’idée qu’on ne fera pas société sans donner aux jeunes les moyens de comprendre, d’agir et de prendre part aux décisions.
En conclusion, Nadia Bellaoui, présidente de l’Agence du Service Civique, a rappelé ce qui fait la force du dispositif : « le Service Civique, c’est avant tout un acte de confiance vis-à-vis de la jeunesse ». Elle a également souligné qu’au-delà des chiffres, ce sont « des milliers de projets utiles à la société et des parcours qui transforment durablement celles et ceux qui s’engagent ». Dans un monde en crise, le Service Civique apparaît ainsi comme un espace concret pour agir, se rendre utile et faire vivre le collectif.
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